Phylogénie et évolution

Chapitre V-Le brassage génétique par la méiose et la fécondation

Les individus issues d’un seul parent par clonage sont tous identiques car ils reçoivent la totalité du bagage chromosomique de ce parent unique. En revanche, dans le cas de la reproduction sexuée, chaque descendant hérite d’un assortiment de chromosomes unique en son genre, pour moitié paternel et maternel. Ceci assure la diversité des individus dune espèce.

Comment méiose et fécondation contribuent elles a la diversité génétique des individus?

A/ la séparation des allèles parentaux lors de la méiose

Le processus de disjonction des allèles décrit le mécanisme qui provoque la séparation des allèles parentaux et donc des chromosomes homologues au cours de la 1ère division de méiose. En fonction du type de cycle de devellopement l’analyse de ce processus diffère

1-Chez les organismes haploïdes
chez ces organismes la disjonction des allèles du gène gouvernant la couleur des spores peut-être directement déduite de l’ordre des spores dans les Asques. En effet les cellules haploïdes ne possède qu’un seul chromosome de chaque paire donc un seul allèle de chaque gène, le phénotype du spore permet donc d’accéder directement à leur génotype.

2- chez les organismes diploïdes
chez les organismes diploïdes le génotype des gamètes n’est pas directement accessible à l’observation directe ce qui rend plus complexes études de la disjonction des allèles lors de la méiose. Deux possibilités existent:
- soit les deux allèles différent: l’individu est hétérozygotes pour ce gène. Le phénotype peut-être alors déterminé par un seul des deux allèles : qualifié de dominants, l’autre étant récessif. Le phénotype peut également correspondre à l’expression simultanée des deux allèles : c’est la co-dominance.
-lheterozygotie étant présente à de nombreuses loci l’analyse de la disjonction des allèles lors de la formation des gamètes chez les diploïdes nécessitent la réalisation d’un test cross : l’individu dont on veut connaître les différents types de gamètes et croisé avec un individu homozygotes récessifs pour les gènes que l’on cherche à étudier.

B/Le brassage génétique induit par la méiose
1- brassage inter chromosomique
à la suite de leur appariement durant la prophase 1 les chromosomes homologues tendent à se séparer sauf au niveau de de contacts particuliers appeler chiasma. Ils correspondent à des zones où se produisent des échanges entrent deux chromatides de chromosomes homologues : c’est un crossing-over. La recombinaison chromosomique entraîne la formation de nouvelles chromatides et donc de nouvelle association des allèles des gènes portés par les chromatiques concernés : les chromatides recombinés ont donc un génome différent, des chromatides parentale.

2- le brassage inter chromosomique
En anaphase de première division de méiose les deux chromosomes homologues de chaque paires se séparent de manière indépendante et aléatoire. Un chromosome d’une première paire peut-être associée avec l’un ou l’autre des chromosomes d’une deuxième paire. Le nombre d’assortiment chromosomique haploïde différent ainsi produit à partir d’une même cellule diploïde est alors de 2 N. Dans le cadre de l’espèce humaine cela signifie qu’un individu peut produire par ce seul processus 2 puissance 23 soit plus de 8 millions de gamètes différents.

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